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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 15:32

E 4 ouest, Journée 6 –Gorges d’Asfendou et de Kallikratis

 

Cet article est le dernier d’une série de six articles que nous avons consacrés à une randonnée de six jours qui nous a menés d’Elafonissos à Frango Kastello en empruntant le E4 dans sa partie ouest.

Pour cette dernière journée nous avons pris quelques libertés avec le E4, puisqu’au lieu de passer par la gorge d’Imbros, archiconnue, nous avons choisi de passer par celle d’Asfendou ignorée de la plupart des guides.

Asfendos-Kallikratis-blog  

 

Départ : Village d’Aghios Nektarios (prenez un taxi depuis Chora-Sfakion pour vous éviter deux heures de marche sur une route asphaltée- le marchand de journaux près du parking vous appellera un taxi si vous n’en voyez pas – comptez 15 euros)

 

Arrivée : Village de Kapsodasos –dans la plaine de Frango-Kastello (là aussi faite trajet en taxi si vous souhaitez retourner à Chora-Sfakion. La taverne ΟΙ ΒΙΓΛΕΣ  vous appellera un taxi, comptez 18 euros. Si vous souhaitez aller jusqu’à Frango Kastello à pied comptez une petite heure de plus).

 

Dénivelés :


*    positif et négatif : 720 mètres environ.

 

Compte non tenu des dénivelés intermédiaires dus au tracé du chemin.

 

Durée : 7H00 environ (compte non tenu des pauses) – Remontée de la gorge d’Asfendou : 2H15 ; Asfendou – Kallikratis : 1H30 ; Kallikratis – haut de la gorge : 1H00 ;  descente de la gorge de Kallikratis : 2H00 ; Bas de la gorge – Kapsodasos : 0H15. Compte tenu des pauses et d’une halte casse-croûte à Kallikratis, comptez 8H30 à 9H00.   

 

   

Difficulté : Le sentier n’est pas balisé dans la gorge d’Asfendou, mais il est bien tracé et facile à suivre. Un balisage indique l’entrée de la gorge depuis Asfendou.  Quelques passages d’éboulis dans la gorge de Kallikratis, mais le chemin est bien tracé et le balisage est bon. L’ensemble ne présente pas de difficultés majeures. Bonnes chaussures de marche souhaitables.

 

Eau/ravitaillement en cours de route: Deux ou trois Kafénia à Kallikratis.

 

Baignade : Pas de possibilité de baignade en cours de route, plages à Frango-Kastello et Chora-Sfakion.

 

Balisage : Balisage du E4 du village de Kallikratis jusqu’au bas de la gorge du même nom.

Absence de balisage au bas de la gorge d’Asfendou et dans celle-ci.


 

Balisage du haut de la gorge d'Asfendou.
















Balisage du E4 pour la gorge de Kallikratis, ici panneau à la sortie Est du village de Kallikratis.


Hébergement:

Chora Sfakion
 : En principe aucun problème d’hébergement dans ce village qui n’existe plus que par et pour le tourisme. Ne vous précipitez donc pas, demandez les prix et faites jouer la concurrence. Le Routard et le Petit Futé donnent quelques adresses pour les anxieux.

Pour les environs de Frango-Kastello voir aussi le Routard.

 

Taxis à Chora-Sfakion : Pantélis 6997990314

 

Faites-vous déposer par le taxi au village d'Aghios-Nektarios, remonter la rue en direction de la gorge que l'on aperçoit distinctement.


Ne franchissez pas le lit à sec de la rivière, la piste part sur la gauche lorsque l'on regarde vers le nord.
Elle mène à une bergerie que vous contournez.
Le sentier, qui est un ancien chemin muletier, débute  après cette bergerie
.


Le sentier n'est pas balisé mais il est facile à suivre car bien tracè.

Fin mai, la végétation de la gorge est encore très verte, mais peu fleurie.



Après une bonne heure de marche dans la gorge vous croisez un réservoir en ciment, premier signe de la civilisation contemporaire!!!! Vous êtes environ à 400 mètres d'altitude.






















La gorge s'évase progressivement vers le haut.


Après deux heures de marche vous apercevez les quelques maisons du hameau d'Asfendou.


Le hameau d'Asfendou se situe à 695 mètres d'altitude environ. A la sortie de celui-ci une pancarte, qui sert aussi de cible aux chasseurs, indique la direction de Rethimno - Kallikratis. Vous suivez la route asphaltée dans cette direction.
La route s'élève progressivement jusqu'à 805 mètres d'altitude puis redescend doucement vers le village de Kallikratis.
Comme tous les village de cette région, Kallikratis présente un habitat dispersé ce qui tranche avec le village crétois classique qui est très ramassé avec des ruelles étroites.

Il vous faudra environ 1H30 pour atteindre le village où vous pourrez casser la croûte et vous rafraîchir.


L'église du village mérite quelques instants de pause.

















Vous y trouverez le buste altier du pope Sifis, héros de la guerre de 1821 qui aboutit à la libération de la partie sud de la Grèce continentale.....mais pas à celle de la Crète.
Lui aussi fut massacré devant ses enfants....décidément nos candidats à l'intégration européenne aiment bien les petits massacres en famille!!!!!!!


A partir de Kallikratis vous retrouvez les marques du E4. Par la route asphatée vous traversez le plateau qui entoure Kallikratis en vous dirigeant sud/sud-est vers l'entrée de la gorge. Vous passez devant la maison d'une sympathique nordique (j'ai oublié son pays d'origine) qui ramasse des herbes aromatiques et fabrique des huiles essentielles. Vous croisez à droite de la route une église.


Alors que la route commence à s'incliner dans le sens de la descente vous apercevez sur la droite le début du sentier qui traverse la gorge. Le balisage est celui du E4, losanges, marques jaunes et noires et cairns. Une fois que vous avez trouvé l'entrée vous ne pouvez plus vous perdre.






















Le sentier fait alterner des portions en fond de lit de la rivière et des portions où subsistel'ancien chemin muletier.




















Une flore intéressante, que l'on rencontre rarement ailleurs, s'est développée dans la gorge.



Des zones d'éboulis, plus fréquentes dans la partie basse de la gorge, ralentissent parfois votre progression
























La partie basse de la gorge s'ouvre sur la plaine qui entoure Frango-Kastello


Au millieu de la plaine, l'impressionnante mais inutile forteresse de Frango-Kastello


Le sentier rejoint la route asphaltée à 10 minutes du petit village de Kapsodasos.
Vous pouvez soit rejoindre Frango-Kastello en coupant à travers la plaine par les pistes de terre ou rentrer sur Chora-Sfakion en taxi comme nous l'avons fait. La 1ère taverne rencontrée se fera un plaisir de vous appeler un taxi pendant que vous siroterez une bonne Mithos bien glacée.

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Published by Richard LAMBERT - dans randonnées ouest
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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 15:57

LA REVOLTE DE DASKALOGHIANNIS

 

Sillonner à pied les montagnes sfakiotes, ne pouvait que me rappeler le souvenir de Daskaloghiannis (maître Jean) que j’ai brièvement évoqué dans la randonnée n°37. Comme il n’y a pas que la marche, vous aurez donc droit à un petit intermède historique qui vous permettra de briller en étalant votre vaste culture auprès des dames seules, au bar de votre hôtel.

Je vous promets de vous donner la suite des randonnées très prochainement. 

 

Les éléments rapportés ci-après, sont pour l’essentiel tirés du remarquable ouvrage de Théochari Detoraki, « histoire de la Crète » péniblement traduit par votre serviteur. (Il existe une traduction anglaise et une allemande dans les librairies de Crète)

 

Le visiteur moderne et pressé de la région de Sfakia aura certainement du mal à s’imaginer que cette contrée isolée de la Crète a joué un rôle important dans l’histoire de l’île. Celui qui s’attarde un peu plus et notamment s’il transpire sur les sentiers des montagnes et des gorges sera étonné par la densité et la qualité des chemins que j’appelle vénitiens et que d’autres appellent muletiers. Pourquoi une zone d’apparence aussi pauvre était-elle dotée d’un réseau de communication ayant nécessité tant d’efforts ?

 

 

Franchissement de la gorge d'Aradhéna par le chemin qui reliait Anopoli à Aradhéna.

Le pays de Sfakia au XVIIIème siècle.

 

Une situation particulière..........

 

La topographie du pays, coincé entre les Montagnes Blanches et la mer, accessible uniquement par des gorges étroites comme celles d’Imbros ou par la mer, ne se prêtait pas à une occupation permanente par les Turcs. Les Allemands en feront, eux-aussi, l’amère expérience à une époque plus récente.

 

Les Turcs n’étaient pas des bâtisseurs mais ils avaient une imagination et un réalisme certains en matière fiscale. Les Sfakiotes ayant accepté de payer volontairement de lourdes taxes aux Turcs ils obtinrent en échange le privilège de se gérer eux-mêmes sans présence permanente de l’occupant. Il faut souligner que cette situation n’était pas propre au pays de Sfakia, d’autres régions montagneuses et difficilement contrôlables du continent bénéficiaient des mêmes avantages. Elles sont désignées par le nom d’Agrafa (c’est à dire non écrites, en raison de l’absence de collecteurs d’impôts Turcs et donc de registres d’imposition).

 

 

Une économie prospère......

 

Avec le bois des montagnes, aujourd’hui largement disparu, les Sfakiotes construisaient de petits navires notamment à Loutro et voyageaient avec eux tout autour de la Méditerranée et jusqu’à la lointaine Russie. Cette flotte leur procurait suffisamment d’argent pour contribuer au développement de leur l'économie et pour donner une image de prospérité dans les régions montagneuses et arides du pays. La qualité du réseau de communication dont vous croiserez ou emprunterez les vestiges en randonnant dans le pays (voir notamment le chemin reliant Aradhéna à Anopoli –randonnée n°37) ne peuvent pas s’expliquer  autrement.

Chemin reliant Anopoli à Sfakia par la gorge d'Iligas 

La révolte de Maître Jean.

Maître Jean, un notable....



Ghiannis Vlachas, le célèbre Daskaloghiannis (Maître Jean) était une personnalité éminente du milieu du 18e siècle en Crète. C’était un riche armateur qui possédait quatre gros navires qui voyageaient dans tous les ports de la Méditerranée. Il avait acquis de vastes connaissances sur le monde et les problèmes de son époque. Il occupait incontestablement une place importante à Sfakia, ainsi dès 1750, il avait été nommé secrétaire de la province, il en deviendra président (Ketchondas) en 1765. Avec son frère, Nicolas « cheveux bouclés », il représentait la province  devant les autorités turques  pour l'impôt et d'autres questions importantes.

 

Buste de Daskaloghiannis sur la place d'Anopoli

Mais peut-être d’une plus grande importance pour la suite des événements sont les relations qu’il entretenait avec d'autres personnalités grecques et étrangères éminentes de l’époque. Il connaissait notamment Emmanuel Benakis de Mani, et peut-être par son intermédiaire Théodore Orlof que la Grande Catherine de Russie avait envoyé dans le Péloponnèse, en 1769, pour inciter les notables locaux à l’insurrection contre l’occupant ottoman.

 

Une insurrection qui s’inscrit dans la géostratégie de l’empire russe......

 

La révolution de 1770 est un évènement important de l’histoire de la Crète sous la domination ottomane. Elle s’inscrit dans le contexte plus large de la politique menée par la Grande Catherine de Russie qui cherche à étendre l’influence de la Russie vers la Mer Noire et la Méditerranée.

 

Le plan de Daskaloghiannis pour la libération de la Crète avec l'aide de la Russie apparait donc en harmonie le climat politique général de l’époque  

 

Les événements se développèrent rapidement après l’insurrection de Mani à laquelle prirent part de nombreux Sfakiotes. Pendant toute l’année 1769 et au printemps 1770,  Daskaloghiannis  prépare l’insurrection à Sfakia en rassemblant des armes et des fournitures et en fortifiant des points stratégiques. Il savait qu'il serait vain et irréaliste de tenter mobiliser toute la Crète. Il se limita donc à Sfakia. Cependant même dans sa région subsistaient encore des résistances à son action. Les plus grandes réserves semblent avoir été le fait de l’archiprêtre de Sfakia qui était pourtant un de ses oncles.

 

Des Turcs sur la défensive.....

 

Cela fait plus d’un siècle que l’expansionnisme turc est stoppé et que ceux-ci sont sur la défensive. Les Turcs de Crète ont toujours vécu dans la crainte d'une intervention armée étrangère. La mobilisation de la flotte russe était connue par des espions et des commerçants.

 

Le 7 Février 1770, les Aghas de Chania envoyèrent d'urgence un rapport au  sultan pour l’informer de la «terrible» nouvelle transmise par  l'Ambassadeur Mahmoud Miri de  retour des Pays-Bas. Une importante flotte remplie de mercenaires Danois et Anglais commandés par des Russes aurait franchi le détroit de Gibraltar.

 

C’est dans cette ambiance de crainte pour les Turcs que débuta l’insurrection sfakiote. Les conditions et la date exacte du démarrage du mouvement ne sont pas connues. Le plus probable est que les premières manifestations insurrectionnelles débutèrent à Pâques (4 avril 1770). Auparavant, les Sfakiotes avaient refusé de payer la taxe par capitation due aux Turcs et renvoyé le percepteur.

 

Un combat inégal......

 

L'ensemble des forces des Sfakiotes ne dépasse pas 2.000 hommes, mais ils ont beaucoup d'armes et de munitions. Ils attaquèrent en premier  les régions voisines de la province, Kydonia, Apokoronas et Aghios-Basilios et forcèrent les Turcs de ces régions à chercher refuge à Chania.

 

La réaction turque se manifesta immédiatement et fut terrible. En Mai 1770, 15.000 hommes se trouvaient à la lisière du pays sfakiote, dans la région d’Apokoronas. Devant l’évidence du risque de nombreux Sfakiotes prirent soin d'envoyer les femmes et les enfants dans le nord du Péloponèse et à Cythère. Une tentative de la Turquie de proposer un compromis et d’accorder des garanties aux insurgés n’aboutit pas. Les Turcs attaquèrent alors simultanément à partir de trois points. Après la première bataille importante à Krapi les rebelles furent contraints à battre en retraite et à se réfugier sur les sommets de leurs montagnes. Pendant tout l’été et l’automne 1770, les Sfakiotes défendirent avec courage et imagination leurs montagnes et leurs gorges. Ils affrontèrent efficacement un ennemi supérieur en nombre.  Mais, dans leurs villages furent détruits et brûlés, leurs troupeaux décimés, l'ensemble de la province connut des pillages sans précédent et de nombreux prisonniers furent vendus au marché aux esclaves de Chandie (Iraklio). L’archiprêtre, oncle de Daskaloghiannis était parmi les prisonniers. Il semble avoir fourni aux Turcs des informations sur les relations entre Daskaloghiannis et les Russes. Mais le plus douloureux pour le malheureux chef rebelle a été l'arrestation de sa femme et ses deux filles.

 

Plus dure sera la chute........

 

L'hiver fut difficile. Les espoirs de Daskaloghiannis de recevoir une aide des Russes ne se concrétisèrent pas et la déception devint générale. La soumission à l’occupant apparut comme la seule issue possible au conflit. Les rebelles, après avoir reçu l'assurance qu’ils seraient amnistiés par les Turcs acceptèrent toutes les conditions imposées par ceux-ci. Elles figurent dans un document du 18 Mars 1771.

 

Il m’a paru intéressant de vous livrer l’essentiel de ces conditions où se mêlent mesures coercitives et brimades pures et simples.



1) Payer la taxe par capitation (qu’ils avaient refusé de payer l'année précédente) ;
2) Rendre leurs armes et leurs équipements ;
3) Livrer les instigateurs et ceux qui agissent contre les règles aux autorités de Chandie pour qu’ils subissent la punition appropriée ;

 4) Ne plus communiquer et ne plus fournir de nourriture aux navires chrétiens relâchant dans leurs ports ;
5) Tenter d’appréhender les équipages des navires chrétiens pour les envoyer à Chandie ;
6) Le pouvoir judiciaire sera exercé par des officiers et des juges nommés par le divan de Chandie ;
7) Ne pas autoriser la réparation des églises ni la construction de nouvelles ;
8) Payer régulièrement l’impôt ;
9) Ne pas autoriser la construction de grands bâtiments (tour)  ou la présence de symboles chrétiens sur eux ;
10) Interdire les études religieuses et les carillons :
11) Rendre les prisonniers musulmans ;
12) Les Sfakiotes seront obligés de porter des vêtements similaires à l'habillement des musulmans.


La mort du héros.

 

Face à la tournure dramatique des évènements, Daskaloghiannis décida de se rendre, avec l'espoir qu'il pourrait alléger la situation de ses compatriotes.  On rapporte que le pacha de Chandie contraignit le frère de  Daskaloghiannis, Nicholas « le frisé », qui était déjà prisonnier à écrire une lettre à son frère pour l'assurer des bonnes intentions des Turcs. Daskaloghiannis se livra avec certains de ses partisans. Bien entendu le pacha de Chandie ne tint pas parole. Non seulement il fit mettre à mort son prisonnier, mais il le fit dans des conditions particulièrement atroces. En effet il le fit écorché vif le17 Juin 1771. Comble de sadisme, les Turcs forcèrent son frère Nicolas à assister à son  horrible souffrance. Selon la tradition, Nicolas n’aurait  pas résisté à cette épreuve, on le comprend, il aurait perdu la raison et serait mort fou. Les autres prisonniers Sfakiotes réussirent à s’échapper après trois ans de captivité et à revenir à Sfakia complètement brisés.

 

La révolte de Daskaloghiannis fut la première tentative de libération de la Crète sous domination ottomane. Elle fut, comme les suivantes et jusqu’à la victoire finale, réprimée avec une brutalité inouïe.

Chania, minaret de la mosquée rue Tsoudéro.

 

.

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Published by Richard LAMBERT - dans histoire
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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 11:14

E 4 ouest, Journée 5 –Marmara-bay (Loutro) – Chora-Sfakion par les gorges d’Aradhèna et d’Iligas.

 

Voir en fin de fiche technique, avant les photos : Gorge d'Aradhèna (seule)

 

Cet article fait partie d’une série de six articles que nous consacrerons à une randonnée de six jours qui nous mènera d’Elafonissos à Frango Kastello en empruntant le E4 dans sa partie ouest.

  Aradhena-Sfakia blog

 


Départ : Marmara-bay (à une heure de Loutro), point de départ idéal pour remonter les gorges d’Aradhéna

Arrivée : Chora-Sfakion

 





Entrée de la gorge d'Aradhèna vue depuis la terrasse du restaurant







Dénivelés :

 

*    positif : remontée de la gorge d’Aradhèna : 560 mètres.

 

*    négatif : 560  mètres environ

 

Compte non tenu des dénivelés intermédiaires dus au tracé du chemin.

 

Durée : 7H30 environ (compte non tenu des pauses)  Ormos Marmara – embranchement Livaniana 1H00 ; embranchement Livaniana – embranchement Aghios-Ioannis 40 minutes ; embranchement Aghios-Ioannis - haut de la gorge d’Aradhèna : 1H35 ; soit total gorge :3H15 ;  Aradhèna – Anopoli 1H00 ; Anopoli – haut de la gorge d’Iligas : 1H15 ; Descente de la gorge d’Iligas : 1H30 ; bas de la gorge d’Iligas à Chora-Sfakion : 0H30 ; soit un total, pauses comprises de 9H00 à 9H30.

   

Difficulté : Sentier bien balisé dans la gorge d’Aradhèna, plusieurs zones d’éboulis à franchir dans la gorge, plus physique mais moins de risques de chute dans le sens de la montée. Balisage absent ou rare entre Aradhéna et le haut de la gorge d’Iligas. La descente de la gorge d’Iligas se fait dans le lit de la rivière pratiquement non aménagé. Difficile à faire dans le sens de la montée en raison de la hauteur de certains passages.

 

Eau/ravitaillement en cours de route: Buvette à côté du pont métallique d’Aradhèna, commerces et tavernes à Anopoli.

 

Baignade : Pas de possibilité de baignade en cours de route, plages à Ormos Marmara et Chora-Sfakion.

 

Balisage : Cairns, balisage et fléchage à la peinture rouge dans la gorge d’Aradhèna. Pratiquement pas de balisage entre Aradhèna et le haut de la gorge d’Illigas. Points rouges et cairns dans la gorge d’Iligas.

 

Hébergement à Chora-Sfakion : En principe aucun problème d’hébergement dans ce village qui n’existe plus que par et pour le tourisme. Ne vous précipitez donc pas, demandez les prix et faites jouer la concurrence. Le Routard et le Petit Futé donnent quelques adresses pour les anxieux.

 

Taxis-boat : Je vous communique aussi les téléphones des taxis-boat, pour ceux qui voudraient descendre la gorge d’Aradhéna et se faire raccompagner en taxi-boat ou remonter la gorge sans faire le sentier côtier Chora-Sfakion/Ormos Marmara.

Captain Stavros : 6973966322

Captain Ghiannis : 6944799863

Les taxis-boat desservent Loutro, Marmara et même Aghios-Pavlos.

 

Ferry : Le Daskaloghiannis dessert Loutro et Aghia-Rouméli, voir dans la rubrique liens les horaires des ferries, se faire confirmer les horaires au port. En principe le premier ferry part à 10H30 .

 

Gorge d'Aradhèna (seule).

Plusieurs possibilités s'offrent à vous:

 

Sens de la montée: Prendre le ferry depuis Chora-Sfakion jusqu'à Loutro et faire à pied le sentier Loutro-Marmara-bay ou prendre un bateau-taxi jusqu'à Marmara-bay et remonter la gorge comme indiqué dans cet article. Pour revenir sur Chora-Sfakion, le mieux me semble être de faire à pied le chemin jusqu'à Anopoli et d'appeler un taxi depuis la taverne qui se trouve sur la place centrale où vous pourrez attendre votre chauffeur en vous restaurant ou en vous désaltérant. Durée total comprise entre 4H15 et 5H15 de marche.

 

Sens de la descente: Faites-vous conduire en taxi depuis Chora-Sfakion jusqu'à Aradhèna, faites la descente en inversant le parcours par rapport à la description de l'article. Retour par ferry de Loutro ou par bateau-taxi de Marmara-bay. Durée entre 3H15 et 4H15.

 

  

Lever du jour sur "le campement de Marmara-bay"

Si vous avez dormi à Ormos Marmara vous entrez directement dans la gorge, autrement il vous fera venir à pied de Loutro (1H00) ou en bateau-taxi (également possible depuis Chora-Sfakion) voir ci-dessus.

 


Le début du sentier est très aisé, mais après une vingtaine de minutes vous tombez sur un gros éboulis qu’il faut franchir, puis un autre éboulis important, avec entre ces éboulis des portions de sentier en bon état



Après une petite heure de marche vous arrivez à l’embranchement avec le sentier qui remonte vers le hameau de Livaniana (des pistes relient Livaniana à Loutro et Aradhéna).

 


Vous continuez dans la gorge.

 

Au bout d’une quarantaine de minutes vous arrivez à l’embranchement avec le chemin qui remonte vers Aghios-Ioannis, une route bitumée relie Aghios-Ioannis à Aradhéna et Chora-Sfakion.

 

Vous continuez vers Aradhéna dans la gorge, vous passez encore deux zones d’éboulis.  


Vous apercevez ensuite le sentier bien aménagé, mais très pentu qui remonte vers l’entrée de la gorge à Aradhéna.

gorge vue du sentier qui remonte vers Aradhéna.

Vous découvrez l’impressionnant pont de métal et de bois qui enjambe la gorge. Lorsqu’un véhicule le franchit cela provoque un bruit assourdissant.

Après 45mn de remontée vous arrivez à l’ancien chemin vénitien qui franchit la gorge d’est en ouest ou lycée de Versailles comme dit notre ami Bérurier sous la plume du grand Frédéric Dard.
 Sentier sur le versant ouest de la gorge.

Vous empruntez ce chemin sur votre gauche c’est à dire vers l’Est et vous débouchez dans le village en ruines d’Aradhéna à 565 mètres d'altitude environ.

Promenez-vous au milieu de ces ruines, visitez l’église, au loin les sommets encore enneigés, début juin, des Montagnes Blanches (Lefka Ori) .
 


Pour repartir passez par le pont en direction de Chora-Sfakion. A 500 mètres du pont environ, l’ancien chemin vénitien croise la route bitumée. Prendre le chemin sur la droite de la route. Ce chemin recroise la route un peu avant le village d’Anopoli.

  


Sur la place du village, sur fond de Montagnes Blanches,  un buste de Daskaloghiannis (Maitre Jean) dont je vous ai déjà parlé. Il fut l’âme de la révolte de 1770 contre l’occupant turc. Capturé, il fut écorché vif par ceux-ci.

 


Il y a plusieurs tavernes à Anopoli, vous pourrez vous y sustenter légèrement car vous n’êtes pas au bout de vos peines....

 

Pour rejoindre Chora-Sfakion, vous avez la possibilité de suivre la magnifique route asphaltée...sur laquelle vous ne croiserez que de rares véhicules ou de descendre la gorge d’Iligas.

 

Ci-dessus, vue de la route et de la piste à prendre pour rejoindre la gorge.

Pour atteindre la gorge d’Iligas, il faut continuer la route bitumée vers Chora Sfakion jusqu’au bout du plateau et commencer la descente vers la mer. Vous remarquerez alors sur la gauche une piste de terre et une grande bâtisse rectangulaire, prenez la piste en direction de cette bâtisse, l'altitude est alors de 430 mètres environ.

 

Un peu en contrebas de la route part une autre piste qui passe devant une petite construction en ciment (station de pompage ?), prenez cette piste, peu après démarre le sentier de la gorge d’Iligas. Le balisage est fait de points rouges et de cairns.


Le chemin est assez mauvais, il faut franchir une série de petites chutes qui ne présentent pas de difficultés majeures dans le sens de la descente mais qui me paraissent plus difficiles à franchir dans le sens de la montée.



Au bout d’une heure dans la gorge vous croisez une autre gorge plus large, la gorge de Kavis, le chemin traverse la gorge de Kavis et repart sur le versant opposé. Le fonds du lit de la gorge de Kavis est à 80 mètres d'altitude environ et le versant opposé à 110 mètres.



Vous arrivez alors sur la seule partie bien préservée du chemin qui est très courte, peu après vous débouchez sur une piste de terre qui rejoint la route bitumée peu avant d’entrer dans Chora-Sfakion.

 




Ci-dessus, véhicule d'époque indéterminée décorant l'entrée du village.



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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 11:28

E 4 ouest, Journée 4 –Omalos – Marmara-bay (Loutro) par la gorge de Samaria

 

Cet article fait partie d’une série de six articles que nous consacrerons à une randonnée de six jours qui nous mènera d’Elafonissos à Frango Kastello en empruntant le E4 dans sa partie ouest.

 

Nota : La descente de la gorge de Samaria a fait l’objet d’un article – randonnée n° 10- dans ce blog,

 Omalos-Aghia-Roumeli blog

 Ci-dessus, carte d'Omalos à Aghia-Rouméli par la gorge de Samaria et ci-dessous, trajet d'Aghia-Rouméli à Ormos Marmara ou Loutro.

  Aghia-Roumeli-Loutro-blog

  

Départ : Omalos

Arrivée : Marmara-bay (à une heure de Loutro), point de départ idéal pour remonter les gorges d’Aradéna.

 

Dénivelés :

*  positif : non significatif, environ 100 mètres entre Omalos et Ksiloskalo, montées et descentes assez courtes tout au long du chemin jusqu’à Marmara ou Loutro.

 

*    négatif : 1170  mètres environ depuis Ksiloskalo en haut de la gorge de Samaria

 

Compte non tenu des dénivelés intermédiaires.

 

Durée : 8H45 environ (compte non tenu des pauses)  Omalos – haut de la gorge : 1H00 ; haut de la gorge –Aghia-Rouméli : 4H00 ; Aghia-Rouméli-Aghios-Pavlos  1H15,  Aghios-Pavlos-Marmara-bay 2H30, soit une durée totale, pauses comprises, de 11H00 environ. Comptez 1H00 de plus si vous souhaitez dormir à Loutro. Vous pouvez gagner une heure en prenant les navettes qui partent des hôtels d’Omalos pour le haut de la gorge.

   

Difficulté : Sentier très bien balisé et très bien aménagé dans la gorge de Samaria, nombreux points d’eau. Sentier assez bien balisé entre Aghia-Rouméli et Marmara-bay – un seul point d’eau à Aghios-Pavlos. Il peut faire très chaud sur cette partie du trajet. La descente de la gorge est très facile même pour des non-randonneurs. Le sentier côtier est plus éprouvant surtout à cause de la chaleur sur les sections sans ombre.

 

Eau/ravitaillement en cours de route: Taverne et mini-market à Ksiloskalo - Fontaines dans la gorge – Hôtels et tavernes à Aghia-Rouméli – Taverne avec quelques chambres à Aghios-Pavlos.

 

Baignade : Nombreuses possibilités de baignades depuis Aghia-Rouméli jusqu’à Marmara-bay (Ormos Marmara).

 

Balisage : Sentier très bien tracé dans la gorge de Samaria. Cairns et losanges du E4 entre Aghia-Rouméli et Ormos Marmara.

 

Depuis le hameau d’Omalos prendre la route bitumée qui passe à l’est du plateau en direction de l’entrée de la gorge ou prendre les navettes proposées par les hôtels.

 

Si vous faites le chemin à pied vous remarquerez à 3km environ la piste qui mène au refuge de Kalerghi et qui se prolonge à travers les Montagnes Blanches (Lefka Ori). Ce chemin constitue la variante nord du E4 qui passe à l’intérieur des terres  Les hébergements sont rares et les sentiers sont plus difficiles sur cette section que sur la variante côtière. Par contre cette variante devra être préférée en été car il fait vraiment très chaud sur la côte sud de mi-juin à début septembre.

 

Le sentier de la gorge de Samaria est payant, 5 euros payables en haut des gorges un « contrôle » est effectué en bas de la gorge.

 

Il n’y a rien de spécial à dire sur le chemin qui ne présente aucune difficulté dans le sens de la descente. Le paysage est magnifique mais l’affluence de touristes est gênante pour les vrais randonneurs. Enfin ne soyons pas snobs et profitons du paysage!

 

La descente vous prendra quatre heures sans vraiment vous presser, si vous pressez le pas vous pouvez faire le trajet en 3H30 voire moins si vous courez ce qui est possible sur de nombreuses sections du parcours mais si vous le faites pour la première fois prenez le temps de faire des photos.

 

Site de l'ancien village de Samaria

Vers le bas de la gorge, celle-ci devient plus étroite, on retrouve cette caractéristique pour la quasi-totalité des gorges de Crète.




N'ayez pas trop peur.....les chutes de pierres sont certes fréquentes mais la probabilité pour qu'un caillou vous tombe sur la tête est faible!!!!



En vous rapprochant de la sortie, vous croisez les touristes qui sont venus avec le ferry et qui visitent uniquement le bas de la gorge....en pleine saison c'est presque l'affluence du métro parisien!!!



A Aghia-Rouméli les tavernes et chambres à louer ne manquent pas, la quasi-totalité des touristes repartent en milieu d’après-midi pour Soughia, Paléochora ou Chora-Sfakion par les deux ferries qui desservent le village afin de regagner leurs hôtels. Si vous décidez de rester vous jouirez d'un calme presque parfait...amenez de la lecture car les distractions sont rares!!!!!!


Une bonne idée peut être dormir à Aghia-Rouméli et de remonter les gorges, vous profitez alors, presque seul, du bas de la gorge. Pour cela il vous faudra soit venir par le ferry de 13H30 au départ de Chora Sfakion ou à pied, par le E4, depuis Chora-Sfakion ou depuis Loutro, ce que je vous conseille vivement. Le sentier Soughia – Aghia-Rouméli serait difficilement praticable ????

Si vous décidez de cassez la croûte (léger) à Aghia-Rouméli avant de repartir, passez au Paradise, le premier restau en arrivant des gorges, il est tenu par Ghiorghos, un costaud, ancien des forces spéciales grecques dont le fanion orne fièrement la façade arrière du restaurant. Il loue aussi des chambres à 20 euros la nuit.

 

 

 


Pour continuer votre chemin, descendre vers la plage en longeant la rivière. Vous vous apercevez que vous n’êtes plus dans un circuit touristique... plus de jolis ponts de bois pour franchir la rivière....un tronc d’arbre fera l’affaire. Traversez donc la rivière et dirigez vous vers l’Est. 

 


A partir de cet instant le balisage sera constitué de cairns et de losanges du E4.  Le début du sentier semble simple puisqu’il longe une très longue plage, après un déjeuner et en plein cagnard il vous semblera tout de même un  peu dur.

A part cela, rien de spécial à dire sur le sentier qui est assez bien balisé et vous mènera sans encombre à Ormos Marmara au pied de la gorge d’Aradéna.


 

Après 1H15 de marche environ vous arrivez à Aghios-Pavlos où vous pourrez visiter la vieille église qui contient encore des fresques malheureusement très abimées. Vous pourrez vous désaltérer à l’auberge qui loue aussi quelques chambres.

  


Après Aghios-Pavlos vous continuez le E4 qui passe fort à propos dans une forêt de pins dont l’ombre vous fera du bien.

 

Le sentier s’élève ensuite et passe dans une zone plus aride.


 


Vous pourrez peut être voir le Daskaloghiannis ferry qui fait la liaison avec Chora-Sfakion. Il porte le nom d’un héros des guerres d’indépendance crétoises qui fut écorché vif par les Turcs...et on voudrait qu’ils rentrent dans l’Europe..... C’est comme les Anglais dont j’attends toujours que la reine fasse des excuses publiques pour le meurtre de Jeanne d’Arc.....

 Arrivée sur Marmara-bay.

 

Hébergement : A Marmara-bay (Chrisostomos 6942201456) une dizaine de lits seulement dans des petites maisons sans électricité mais avec salle de bain. Un restaurant avec un groupe électrogène, une plage.....mais vous êtes au pied de la gorge d’Aradéna.


Si vous continuez le E4 vous passerez successivement par Likos, Frinikas et Loutro à une heure de marche où vous trouverez aussi des hébergements (cf. Routard et Petit Futé). Des taxis-boat peuvent vous transporter entre Marmara-bay et Loutro.

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 07:53

E 4 ouest, Journée 3 – Soughia – Omalos par la gorge d’Aghia-Irini

 

Cet article fait partie d’une série de six articles que nous consacrerons à une randonnée de six jours qui nous mènera d’Elafonissos à Frango Kastello en empruntant le E4 dans sa partie ouest.

 

Nota : La descente de la gorge d’Aghia-Irini a fait l’objet d’un article – randonnée n° 8  dans ce blog,

Soughia-Omalos blog 

 

Départ : Soughia

Arrivée : Omalos

 

Dénivelés :

*positif : environ 1.065 mètres (Soughia – bas de la gorge d’Aghia-Irini : 100 mètres, bas de la gorge – haut de la gorge d’Aghia-Irini : 445 mètres ; Aghia-Irini - col du plateau d’Omalos 520 mètres.

 

*négatif : 50  mètres environ.

 

Compte non tenu des dénivelés intermédiaires.

 

Durée : 7H15 environ (compte non tenu des pauses)  Soughia – bas de la gorge : 1H00 ; remontée de la gorge : 3H00 ; Aghia-Irini – jonction plateau d’Omalos : 2H00; traversée du plateau jusqu’au hameau d’Omalos : 1H15, soit une durée totale, pauses comprises, de 8H30/9H00.

   

Difficulté : Sentier bien balisé jusqu’au plateau. Dénivelé important. Sentier ombragé dans la gorge, peu d’ombre après Aghia-Irini mais l’altitude rafraichit la température. Quelques zones d’éboulis à franchir mais sans difficultés notables.

 

Eau/ravitaillement : Fontaines dans la gorge, une taverne en haut de la gorge d’Aghia-Irini et un kafénio à la station service du village.

 

Baignade : Pas de possibilités de baignade car le trajet s’effectue à l’intérieur des terres.

 

Balisage : Pas de balisage entre Soughia et le bas de la gorge ainsi que sur le plateau d’Omalos où le trajet emprunte des routes asphaltées. Cairns et points rouges dans la gorge. Losanges du E4 entre Aghia-Irini et la jonction avec le plateau d’Omalos.

 












L'humour ne perd pas ses droits pour certains cairns

 

Quitter Soughia par la route bitumée en direction de Chania, la route longe le lit à sec de la rivière qui a creusé la gorge d’Aghia-Irini. Au premier croisement prendre  sur la droite en direction de Livadas.

 

 

Après un pont, prendre à gauche en direction de la gorge. Le début de la gorge est bien indiqué. Une taverne est installée à proximité.

 

 

Le bas de la gorge est assez étroit, vous devrez franchir plusieurs zones d’éboulis sans difficultés notables.

 

 

 

  

La gorge s’élargit ensuite et le chemin devient plus facile. Après une heure de marche vous arrivez à un premier point d’eau, vous en trouverez cinq sur le parcours mais lors de notre passage deux seulement étaient alimentés.

 

 

L’état du sentier s’améliore encore, de nombreux passages sont aménagés.

 

Le parcours est ombragé presque en totalité, donc vous pouvez faire cette randonnée en toute saison.


Halte à l'un des cinq points d'eau.


 

Vers la fin du parcours vous franchisez un petit pont qui enjambe le lit de la rivière.

 

Peu après vous arrivez à une cabane où un Klephte (mi-bandit, mi-résistant sous la domination ottomane) des temps modernes, chevauchant sa mobylette, essaiera de vous faire payer 2 euros « pour la route », information non-indiquée en bas de la gorge.

 

Juste avant de rejoindre la route, une taverne vous permettra de vous offrir une pause casse-croûte légère car il vous reste à grimper jusqu’à Omalos.

 

Le hameau d’Aghia-Irini se trouve à 500 mètres environ par la route qui va jusqu’à Omalos. Vous n’allez pas jusqu’au hameau, vous prenez le sentier indiqué par un losange du E4 qui se trouve immédiatement à droite une fois que vous avez rejoint la route asphaltée.

 

Ce sentier est un ancien chemin de muletier encore bien conservé sur certaines sections.

 

Le balisage E4 est à peu près régulier.

 

Le sentier monte d’abord fortement, puis redescend dans une petite vallée d’où part un sentier en direction de Fighou.

 

Vous franchissez cette petite vallée et remontez sur l’autre versant, le sentier se trouve alors sous la route qui conduit au plateau.


Vous traversez une zone d’éboulis, heureusement limitée, causée par les travaux de la route.

 

 

La remontée finale vers la route.

Le sentier rejoint la route peu avant le col donnant sur le plateau d’Omalos.

 

Vous débouchez sur une magnifique route bitumée qu’empruntent les cars qui déversent les 1.200 touristes quotidiens qui descendent les gorges de Samaria.

 

Au premier croisement vous prenez la petite route qui part sur la gauche en direction du hameau d’Omalos. Cette petite route traverse cette étendue plate qui ressemble au Lassithi mais pratiquement sans habitants, le contraste entre les deux lieux est assez étonnant.

 

Hébergement à Omalos : En principe pas de problème pour vous loger car il y a cinq hôtels-tavernes à Omalos, les anxieux réserveront, voir les adresses du Routard et du Petit Futé.  
Je vous donne les coordonnées de l'hôtel-restaurant "EXARI" 30- 2821067180, mobile  du patron, Ghiorgos: 6947121050, mail info@exari.gr - Sympa, repas très corrects, petits-déjeuners copieux, chambre single 25 euros. Autre adresse : To Elliniko - fixe 28210 67169/67310 ou mobile 6944656913 chambre double à 30 euros. 
Attention cependant car Omalos n’est pas un vrai village, il n’y a pas aucun commerce en dehors des hôtels, donc prévoir vos approvisionnements avant de partir de Soughia ou de Paléochora.

 



Allez jeter un oeil à l'église d'Aghios Pantelimonos (Pantélis) et à la "tour" du général Ghiannari Chatzi-Michalis, malheureusement fermées losrque nous y sommes passés. C'est là que se réunirent les premiers insurgés de 1866 (la grande insurrection).
Vous pouvez aussi visiter une fromagerie artisanale qui se trouve à proximité des hôtels.

 

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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 11:46

E 4 ouest, Journée 2 – Paléochora – Soughia par Lissos

 

Cet article fait partie d’une série de six articles que nous consacrerons à une randonnée de six jours qui nous mènera d’Elafonissos à Frango Kastello en empruntant le E4 dans sa partie ouest.

 

Nota : Il actualise la balade n°9 déjà publiée dans ce blog.

Paleochora-Soughia blog   

Départ : Paléochora – débarcadère des ferrys

Arrivée : Soughia – centre !!!!

 

Dénivelés : positif : environ 450 mètres environ ;

              négatif : environ 450  mètres environ.

 

Durée : 6H00 environ (compte non tenu des pauses), notamment du pique-nique/baignade.

 

Difficulté : Sentier bien balisé et assez bon mais sans ombre sur la plus grande part du trajet. Deux montées assez rudes 250 mètres de dénivelé avant Lissos et 165 mètres pour remonter du site de Lissos vers Soughia.  La fin du trajet 0H45 environ s’effectue dans une forêt de pins et une gorge ombragée.

 

Baignade : Entre Lissos et Soughia le sentier s’éloigne de la mer. Si vous souhaitez vous baignez faites-le à Lissos ou avant. Autrement il vous faudra attendre d’être à Soughia qui possède aussi de belles plages notamment vers l’Est du village.

 

Balisage : Balisage classique du E4, losanges, cairns et marques de peinture jaune et noire. Ce qui n’exclut pas la fantaisie de certains randonneurs.

 















Vue de Paléochora, débarcadère et fort vénitien en arrière plan.


En partant du débarcadère, longer la mer, puis rejoindre en bout de digue la route principale en direction de Chania. Vous passez devant l’arrêt des bus notamment pour Chania et Samaria (voir cette randonnée). Vous sortez du village, passez devant le night-club, il y en a un !!!!, et prenez la direction du camping à droite, vous dépassez le camping et prenez une piste de terre en direction de la plage de Ghialiskari.

 

 

Il vous faudra environ 1H00 pour atteindre Ghialiskari. Longer la plage, le E4 démarre en bout de plage vers l’Est, vous remarquez un poteau de signalisation du GR.

Plage de Ghialiskari - vue de l'ouest.
 

Le sentier longe la mer en serpentant entre les rochers.

 


Après 1H30 de marche depuis Ghialiskari vous atteignez une jolie petite crique ou vous aurez peut-être droit au spectacle d’une naïade dans le plus simple appareil d’une beauté que l’on vient d’arracher au sommeil.....

 

Peu après cette crique commence la partie la plus physique du trajet surtout par temps chaud. Le sentier s’élève rapidement du niveau de la mer à 230 mètres puis à 250 mètres afin de franchir le cap Flomès qui nous sépare de la plage de Lissos.

 

Après une bonne heure de marche environ,  le sentier débouche sur un plateau qui sert de pâturage à des moutons, vous croisez quelques parcs à bestiaux. Vous continuez pendant quelques centaines de mètres sur une piste de terre.


Vous parvenez à un croisement avec une piste orientée  nord-sud,  vous ne prenez pas cette piste, vous la traversez et vous poursuivez par le sentier qui va vers l’Est en suivant les cairns. Vous arrivez en bordure du plateau et commencez la descente sur Lissos.

 Du côté nord, avant de descendre vers la plage, vous apercevez les Montagnes Blanches
 

Il vous faudra environ 1/2H pour rejoindre la plage de Lissos ou vous pourrez vous reposer, casser la croûte et vous baigner.

Captain Ghiorgos, qui vous aime bien, a installé un petit débarcadère en bois, il a laissé son numéro de mobile et viendra vous chercher en bateau pour 20 euros jusqu’à 4 personnes pour vous emmener jusqu’à Soughia.

Site de Lissos et Aghios-Antonios
 

Comme vous n’êtes pas des fainéants vous continuerez votre chemin à pied. Pour cela passez devant l’église d’Aghios-Antonios et revenir au fond de la dépression de Lissos, le sentier se poursuit sur la droite.  

La pente est rude mais en partie à l’ombre. Après 130 mètres d’ascension vous arrivez sur un plateau couvert d’une garrigue épineuse (phrygane).


Le plateau s’élève encore d’une trentaine de mètres. Vous suivez les cairns et vous vous dirigez vers une petite forêt de pins à l’est du plateau. Il vous faudra environ 45 min pour atteindre la forêt depuis le bas du site de Lissos


Peu de temps après avoir atteint les premiers pins vous commencez à descendre dans une gorge ombragée ,« kakos potamos » ce qui veut dire mauvaise rivière.

 


Vous mettrez environ 45 minutes pour arriver en bord de mer. Vous débouchez près du petit port de Soughia, le débarcadère du ferry est juste après.

 

Pour ceux qui ne font pas la randonnée sur plusieurs jours et désirent rentrer à Paléochora le bateau qui arrive d’Aghia-Rouméli (Samaria) repart vers 18H15, vous renseigner sur l’heure exacte, il n’y a qu’un bateau par jour.

 

Si vous enchainez sur les gorges d’Aghia-Irini et Omalos, vous passez la nuit à Soughia. Attention ce n’est pas un vrai village, mais un ensemble de tavernes et de chambres à louer. Il y a aussi deux « souper market ». Pas de problème pour trouver des chambres, arpentez les deux rues du « village » et visitez.

Je vous recommande le SANTA IRENE (tél. 28230 51342 ou www.Santa-Irene.gr), hôtel en bord de mer qui propose des studios, neufs, climatisés, très bien équipés pour 25 euros pour une personne, comptez un peu plus en pleine saison (publicité gratuite car nous avons apprécié ce lieu).

Nombreuses tavernes. A l’écart du bord de mer, dans la rue perpendiculaire à la mer, dans une cour très agréable vous pourrez dîner chez « Ta Rebétika » (les rébétika sont un genre musical populaire qui s’est imposé en Grèce dans la 1ère partie du XXème siècle), bien entendu la musique d’ambiance du lieu sont des rébétika.

 

 

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 19:25

E 4 0uest, Journée 1 – Elafonissos - Paléochora

 

Cet article fait partie d’une série de six articles que nous consacrerons à une randonnée de six jours qui nous mènera d’Elafonissos à Frango Kastello en empruntant le E4.

 

L’itinéraire de la première journée, qui mène de la pointe sud-ouest de l’île au très agréable bourg de Paléochora, peut se faire de trois façons différentes :

 

Koundoura-Elafonissos blog

1ère possibilité :

Départ : Elafonissos - Prendre la vedette qui fait la liaison entre Paléochora et Elafonissos, départ 10H00, arrivée à Elafonissos à 11H00, faire le chemin dans le sens ouest-est.

 

Arrivée : Paléochora

 

Durée : 6H00 à 6H30 de marche dont 2H00 à 2H30 de route asphaltée (9,2km), ajoutez 2H00 environ pour la baignade et le repas, soit une durée totale de 8H00 à 8H30.

 

Inconvénients/avantages : départ tardif, trajet sur route important

Vue de Paléochora depuis la forteresse vénitienne

2ème  possibilité :

Départ : Paléochora

 

Arrivée : Elafonissos – retour par la vedette qui fait la liaison entre Elafonissos et Paléochora, départ 16H00, arrivée à Paléochora à 17H00, faire le chemin dans le sens est-ouest.

 

Durée : 6H00 à 6H30 de marche dont 2H00 à 2H30 de route asphaltée (9,2km), ajoutez 2H00 environ pour la baignade et le repas, soit une durée totale de 8H00 à 8H30.

 

Inconvénients/avantages : trajet sur route identique à la solution précédente mais vous avez une meilleure maitrise de votre temps. En partant tôt le matin vous pouvez éviter de crapahuter aux heures les plus chaudes de la journée et vous pouvez profiter des plages plus longtemps et casser la croûte tranquillement à Elafonissos en attendant le départ du bateau pour Paléochora. N’oubliez pas de prendre vos tickets à Paléochora la veille, l’agence de voyage se trouve près du port.

 

3ère possibilité :(Aller-Retour)

Départ : Plage de Krios, village de Koundoura

 

Arrivée : Plage de Krios, village de Koundoura

 

Durée : 8H00 de marche environ ajouter 2H00 environ pour la baignade et le repas, soit une durée totale de 10H00.

 

Inconvénients : Trajet plus long, AR par le même sentier sur une partie du trajet, vous évitez difficilement d’avoir à marcher pendant les heures chaudes de l’après-midi mais vous avez une maîtrise parfaite de votre temps. Les possibilités de baignade sont plus importantes. Cette solution est intéressante pour ceux qui disposent d’une voiture.

 

Dénivelés : positif/négatif, non significatifs, le E4 oscille entre le niveau de la mer et 80 mètres environ au gré des falaises à franchir. L’altitude maximale atteinte est de 155 mètres dans la variante empruntant une piste qui est proposée pour le retour.

 

  Difficultés : Le sentier est bien tracé, les marques du E4 sont à peu près régulières. Le chemin est souvent étroit et pierreux, trois passages de falaises sont assez abrupts mais l’ensemble ne présente pas de difficultés particulières en dehors de la chaleur en période estivale.

                                                                    
                                                                             



Balisage :
Il est réalisé avec des marques du E4 (losange sur poteau ou sur autre support), des cairns, des marques peintes jaunes et noires (E4).


Il est important de bien suivre le balisage, si vous vous engagez sur une trace sans marque n'hésitez pas à faire demi-tour pour revenir à la dernière balise vue et reprendre le bon chemin. 

 


Nous décrirons ci-après la balade dans le sens Paléochora-Elafonissos (solutions n°2 et 3).

 

De Paléochora, prendre la route asphaltée en direction de Koundoura (ouest), vous longez la grande plage ouest de Paléochora. Dans Koundoura continuez en direction de l’ouest jusqu’à la plage de Krios où se termine la route bitumée. Ceux qui viennent en voiture peuvent laisser leur véhicule sur un parking qui se trouve à l’extrémité de la piste. Attention !!!!, à Krios, une piste part sur la droite et s’éloigne de la mer, ne pas la prendre.

Le E4 démarre en bout de plage, on voit un poteau, le sentier franchit quelques rochers et débouche sur une seconde plage, plus petite. Vous apercevez à l’extrémité de cette seconde plage un nouveau signe du E4. Vous empruntez le sentier et vous le suivez jusqu’au bout.

 

Plage de Krios

1er passage de falaise avec en arrière plan la piste que nous emprunterons pour la variante "retour" avec une église encore en construction à ce jour

 

Le chemin descend ensuite vers deux petites criques très agréables pour prendre un bain, mais il est un peu tôt lorsque l'on fait le chemin dans ce sens. 

Une fois dépassé ces deux criques le sentier s'élève pour franchir une nouvelle falaise.

Après1H20 environ nous arrivons à Aghios Ioannis d'où part une piste que nous emprunterons pour le retour.

 Petite pause chez Aghios Ioannis auquel j'offre un cierge.

Photo artistique de mon ami Maurice qui l'a intitulée :"les deux cloches"!!!!!

 Après la chapelle, le sentier passe au dessus d'une nouvelle crique, puis descend sur une longue plage déserte mais sans ombre.
 Nouvelle remontée après cette grande plage.

ATTENTION il faut ensuite prendre, sur la gauche, un fond de ruisseau à sec qui descend vers la mer pour accéder à une magnifique plage de sable fin, bordée de pins. Si vous prenez l'autre sentier vous aboutissez à une piste qui mène au village sans passer par les plages.

 

Vous débouchez alors sur une grande et belle plage de sable fin où vous aurez peut-être la chance de croiser quelques naïades en costume d'Eve, en train de batifoler dans les eaux limpides de la mer de Lybie (quel poête je fais, Solomos, Cavafy et Elytis en tremblent dans leurs tombes!!!!)

Le sentier toujours bien balisé serpente dans une forêt de pins rabougris, et croise plusieurs petites plages avant d'arriver à la plage d'Elafonissos. Je vous conseille vivement de vous baigner sur la grande plage où dans les petites criques car la plage d'Elafonissos est surpeuplée.



La plage et le site d'Elafonissos sont beaux mais de nombreux cars y débarquent une foule de touristes à l'esprit heureusement grégaire qui s'agglutinent tous au même endroit pour votre plus grand bonheur car ils vous laissent la jouissance des plages que vous venez de passer. Ajoutons qu'un loueur de caravanes, installé sur le parking qui jouxte la plage, contribue à donner au site l'air d'un campenent de de gens du voyage. Juste avant d'arriver à la plage d'Elafonissos vous croiserez le débarquadère de fortune de la vedette qui fait la liaison avec Paléochora.


Vues du chemin, en sens ouest-est





Sur le chemin du retour nous vous conseillons de prendre la piste qui part de la chapelle d'Aghios Ioannis, elle vous fais gagner une demi-heure environ et vous offre une autre vue de la côte. Elle s'élève jusqu'à 155 mètres environ puis redescend vers le parking de la plage de Krios en passant devant une église et des enclos à bétails

Plage de Krios et serres de Koundoura.


Hébergement:


Paléochora,
L'offre est très abondante, souvent de qualité et à des prix très raisonnables.
Le Routard donne plusieurs adresses mais vous pouvez aussi vous promener en ville et visiter les chambres qui vous semblent sympathiques. Elles ont pratiquement toutes, une cuisine et une salle de bain. Comptez 35 euros pour deux pour un deux pièces.
Je vous donne les coordonnées de Roula, notre logeuse - mobile: 6972504390.
Les tavernes sont également très nombreuses et très correctes, je vous recommande notamment la Pizzeria qui se trouve dans une rue perpendiculaire à la rue Kondékaki qui relie le débarcadère des ferrys à la grande plage est de Paléochora, on y mange, à mon goût, les meilleures pizzas de Crète, je ne manque jamais l'occasion de m'y régaler à chacun de mes passages dans ce village.
TRES IMPORTANT: Paléochora est la dernière bourgade "significative" que vous allez traverser. S'il vous manque des choses importantes comme des médicaments ou des articles de toilette, je vous conseille vivement de les acheter à Paléochora.

Elafonissos:
Ce n'est pas un vrai village, quelques tavernes et chambres à louer, un mini-market...Je vous conseille la taverne "Elafonissi", la seconde en venant de la plage, elle  loue aussi des chambres. Elle fait moins usine à touristes que la première. 

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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 08:36

E 4 Est, Journée 4 – Kato-Zakros – Palékastro

 

Cet article fait partie d’une série de quatre articles que nous consacrerons à une randonnée de quatre jours qui nous mènera de Pachia Ammos à Palékastro en empruntant le E4 puis le chemin côtier de Kato-Zakros à Palékastro (nord-est de l’île).

 

Cette quatrième journée, hors E4, nous mènera de Kato-Zakros à Palékastro en suivant constamment le bord de mer.

 

Départ : Kato-Zakros.

 

Arrivée : Palékastro.

 

Dénivelés : positif : environ 300 mètres ;

                   négatif : environ 175  mètres.

 

Durée : 8H00 environ (compte tenu des pauses)

 

Difficulté : Sentier bien balisé, souvent étroit et très pierreux surtout entre la grotte et la plage de Karoumès ce qui rend la progression assez lente. Un passage un peu difficile entre la grotte et Karoumès. Après Skinias le sentier laisse la place à une piste.

 

Comment s’y rendre : Vous partez de la plage de Kato-Zakros.

 

Plage sud de Kato-Zakros
Le sentier démarre de l’extrémité nord de la seconde plage de Kato-Zakros, après les chambres à louer en bord de mer. Une pancarte donne le tracé des différents sentiers dont le balisage a été réalisé grâce au mécénat de l’association Stellas Traditional.

 

Le sentier est balisé en rouge. La première partie du sentier jusqu’à la grotte de Pélékita est assez bonne.


Montée vers la grotte.

La grotte de Pélékita est atteinte après 1H15 de marche environ. La grotte a fait l’objet de fouilles mais aucune explication n’est donnée.

 

De la grotte partent deux sentiers, un qui se dirige vers l’intérieur des terres et revient ensuite vers Kato-Zakros et l’autre qui suit la côte. Vous poursuivez en longeant la mer.

 

Le chemin toujours très bien balisé est très pierreux ce  qui ne facilite pas la marche.

 

Après 1H15/1H30 de marche environ depuis la grotte, la falaise ne permet pas au sentier de suivre le bord de mer. Le chemin monte alors de façon abrupte et vous passez de  10 mètres environ à 85 mètres.

 La plage de Karoumès qui vous semblait proche semble s’éloigner, il vous faudra encore une petite heure de marche pour atteindre la 1ère plage de Karoumès.


Petite crique avant d'arriver à la grande plage de Karoumès.

La seconde plage, beaucoup plus grande se trouve au débouché de la gorge de Chochlakiès voir cette balade (n° 12 dans ce blog).

 

 


Après Karoumès, le chemin se poursuit en bord de mer, mais le début du sentier n’est pas très facile à trouver. A l’extrémité nord de la plage vous remarquez une pointe rocheuse qui s’avance dans la mer et quelques arbres avec une table rustique qui sert aux pécheurs qui accostent sur la plage. Prendre à gauche pour monter sur cette barre rocheuse.


Le sentier est maintenant balisé en bleu. Les premières marques sont un peu effacées. Continuez vers le nord en longeant la mer.

Vous arrivez à une jolie petite plage à partir de laquelle le balisage devient très visible.

Ce sentier est nettement plus facile que le précédent.




Il vous faudra passer par dessus la falaise pour découvrir les deux prochaines plages.


Il vous faudra environ 1H30 depuis Karoumès pour rejoindre les deux plages de Skinias.

 

De la seconde plage, une piste, quasiment impraticable,  même aux 4x4, s’élève fortement en longeant une gorge en direction du Nord-ouest.




La piste rejoint un parc à bestiaux situé à 175 mètres d’altitude environ. A partir de ce point elle devient praticable et traverse un plateau avec quelques cultures qui s’intensifient en s’éloignant de la mer.

 

Vous arrivez à un embranchement, vous avez au Nord-est l’église d’Aghios Spiridon. La piste qui part dans cette direction permet de rejoindre Palékastro en passant à proximité du site minoen de Roussolakos. La piste qui continue Nord-ouest rejoint la route asphaltée à 2km au sud du bourg de Palékastro. Faites comme vous le sentez.

 


Le gros bourg de Palékastro offre de nombreuses possibilités de restauration et d’hébergement. Je vous recommande les tavernes qui se trouvent sur la place face à l’église principale et notamment la plus proche de l’église.

 

 

 

 

 

 

 

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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 11:05

E 4 Est, Journée 3 –Chandras – Ziros – Zakros – Kato-Zakros

 

Cet article fait partie d’une série de quatre articles que nous consacrerons à une randonnée de quatre jours qui nous mènera de Pachia Ammos à Palékastro en empruntant le E4 puis le chemin côtier de Kato-Zakros à Palékastro (nord-est de l’île).

 

Cette troisième journée vous mènera du plateau de Ziros à Kato-Zakros, en bord de mer, par la vallée des morts.

 

Départ : Chandras ou Ziros.

 

Arrivée : Kato-Zakros

 

Dénivelés : positif : environ 360 mètres ;

              négatif : environ 900  mètres.

 

Durée : 9H00 environ (depuis Chandras et compte tenu des pauses et des recherches de sentier)

 

Difficulté : Pas de danger particulier. Sentier très mal balisé et dont le trajet diffère suivant les cartes utilisées. Un bon sens de l’orientation est nécessaire. La descente sur Kato-Zakros depuis Skalia est assez longue.

 

Comment s’y rendre : Si vous faites le trajet entièrement à pied, vous partez directement de votre lieu d’hébergement à Chandras ou Ziros.

 
Depuis Chandras, le E4 suit la route asphaltée jusqu’à Ziros. Il faut une petite heure pour faire le chemin. Profiter des commerces du bourg pour faire vos provisions d’eau et de nourriture, vous ne trouverez rien jusqu’à Zakros.


 Le bourg de Ziros.
 Vous apercevez au Nord-est le petit col que vous franchirez dans quelques temps.

  

Dans Ziros, à la hauteur de la station service, prendre sur la gauche en direction d’une ravine au Nord-est.

 

 M. Maurice, de sup-aéro, apprécie en connaisseur cet engin digne du musée des Arts et Métiers.


A la sortie du bourg, un chemin s’enfonce dans la ravine, vous trouvez des marques du E4. Le chemin est bien tracé jusqu’au sommet situé à 790 mètres.

 


 

 


Après le sommet, le sentier se perd dans la garrigue. Les marques du E4 ont disparu. Vous apercevez une piste de terre en contrebas. Le E4 est censé traverser cette piste. Vous vous guidez sur elle pour descendre, de multiples sentes de chèvres vous permettent d’avancer assez vite.


Arrivés sur la piste nous avons cherché avec beaucoup d’application la suite du E4 sans la trouver. Nous avons choisi l’option, que nous vous conseillons, de poursuivre votre chemin par la piste jusqu’à l’embranchement de Skalia où la piste recoupe à nouveau le E4.

La piste qui se dirige vers le village de Sitanos, passe à proximité de deux petites églises sur la gauche et s’oriente Nord/Nord-est à une altitude de 620 à 640 mètres environ.

 

Elle suit dans un premier temps une petite vallée cultivée. 


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La piste se poursuit au milieu d’un plateau couvert de garrigue...............avant d'arriver dans une seconde petite vallée cultivée.

Vous croisez une église et un petit hameau appelé Zakathos que vous atteignez après deux heures de marche depuis Ziros.

 La piste s’oriente vers le village de Sitanos. Avant d’arriver à Sitanos vous prenez sur la droite, la piste s’élève, à nouveau, jusqu’à 700 mètres environ.


Vous trouvez alors une pancarte indiquant Skalia à droite. Vous prenez sur la gauche sans vous laisser intimider par une pancarte indiquant que la zone est privée. Vous êtes sur une piste avec droit de passage. Vous trouvez de loin en loin des marques du E4.

Suivez la flêche jaune.


Vous trouvez quelques marques du E4.

A quatre heures de marche environ de Ziros, vous arrivez à un portail avec une marque du E4. La piste semble continuer vers le fond du plateau, vous ne continuez pas, vous prenez à gauche derrière le portail. Là, démarre un sentier, vous ne tardez pas à trouver une nouvelle marque du E4. Vous poursuivez sur ce sentier.


 

Le sentier est alors assez bien tracé.

Peu après vous arrivez à un col et vous apercevez la mer au loin. Vous commencez votre descente sur Zakros

Le sentier descend de façon assez abrupte mais il est facile à suivre.  La descente prend une petite heure.


Vous apercevez le bourg de Zakros.

 

Vous traversez le village de Zakros en descendant vers la place principale par une série d’escaliers. Profitez de votre passage au centre du village pour faire vos courses pour le lendemain car il n’y a pas de « super-market » à Kato-Zakros.

Une fois au centre du village la direction de la gorge des morts et indiquée par des pancartes.

 


Vous pénétrez dans la gorge, la première partie du chemin suit une canalisation.





Le sentier est assez facile à suivre, il est bien balisé et suit le fond de la gorge. Il vous faudra environ deux heures pour atteindre la fin de la gorge


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En sortant de la gorge prendre la piste sur la gauche, vous passez devant les ruines d’un palais minoen. Les visites se terminent à 15H00. Si vous souhaitez les visiter il faudra revenir le lendemain matin.

Le palais minoen.

Kato Zakros n’est pas un village à proprement parler mais une rangée de tavernes avec en arrière plan des chambres à louer.

Adressez-vous à n’importe quel aubergiste pour trouver des chambres. Celles qui sont sur le bord de mer, côté Nord sont assez simples mais pratiques pour le randonneur car près des tavernes. Il n’y a, sauf au plus fort de la saison, aucune difficulté pour trouver une chambre à Kato-Zakros. Pour les anxieux, le routard donne quelques adresses très convenables pour réserver à l’avance.

 

 

 

 


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Published by Richard LAMBERT - dans randonnées est
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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 16:43

E 4 Est, Journée 2 – Chrissopighi – Dafni – Lithinès – Etia - Chandras

 

Cet article fait partie d’une série de quatre articles que nous consacrerons à une randonnée de quatre jours qui nous mènera de Pachia Ammos à Palékastro en empruntant le E4 puis le chemin côtier de Kato-Zakros à Palékastro (nord-est de l’île).

 

Cette seconde journée vous mènera du massif du Orno au plateau qui entoure le bourg de Ziros

 

Départ : Village de Chrissopighi.

 

Arrivée : Village de Chandras (comme nous) ou mieux bourg de Ziros

 

Dénivelés : positif : environ 450 mètres ;

              négatif : environ 250 mètres.

 

Durée : 9H00 (environ compte tenu des pauses)

 

Difficulté : Moins physique que la randonnée n° 29 du fait de dénivelés moins importants. Pas de danger particulier. Sentier très mal balisé et dont le trajet diffère suivant les cartes utilisées. Un bon sens de l’orientation est nécessaire.

 

Comment s’y rendre : Se faire déposer par des amis ou par un des taxis de Makrighialos (je crois qu’il y en a trois). Je vous donne les coordonnées de Michalis PETROULAKIS, (mobile :  6932251406), chauffeur de taxi, qui vous conduira à Chrissopighi pour 20 euros.

 Place et kafénio.


Depuis la place du village, prendre la route asphaltée en direction de Dafni (laurier en grec).

 

 Après 1,5 km environ vous trouver sur la droite de la route un poteau du E4 sans son losange, apprenez à reconnaître ces poteaux cela pourra vous servir. En effet les poteaux sans losange sont assez fréquents car les chasseurs locaux ont la fâcheuse habitude de prendre les panneaux E4 pour cibles et de faire des cartons dessus.

 

Le E4 suit alors une piste de terre.

 

 


Attention, Achtung, E pericoloso, le ramassage des escargots est strictement interdit !!!!!!

A une fourche, en l’absence de signalisation E4,  deux possibilités s’offrent à vous, nous optons pour la piste de gauche. Le chemin de terre rejoint la route bitumée conformément au plan au 1/50.000 ème.

 Aghia Irini.


En continuant la route sur la droite vous parvenez à l’église de la bonne Aghia Irini, immédiatement après celle-ci prenez à droite en direction de Dafni. Vous atteignez le village après 1H30 de marche environ.

 Dafni.


Vous traversez le village et prenez une piste de terre en direction du village de Kato Kria. Ce village va vous servir de repère. Plusieurs pistes partent sur la droite en montant. Ne les prenez pas, suivez la piste qui descend dans une petite vallée cultivée que domine le village de Kato Kria. Attention, vous n’allez pas jusqu’au village.

Vous suivez la piste qui part sur la droite, c'est-à-dire sud-est, La piste suit pour l’instant une ligne électrique, vous suivez la direction des poteaux. Vous retrouvez quelques marques du E4. Le chemin franchit à gué une petite rivière à sec en été.

 

Le chemin s’enfonce dans une gorge peu profonde. 
 

 


Au débouché de la gorge vous dominez une belle vallée située en contrebas de la route Iérapétra/Sitia. Le village que vous apercevez, à l’Est, est celui de Lithinès. Prenez provisoirement votre cap sur ce village. Continuez la piste principale, plusieurs chemins semblent constituer des raccourcis mais se terminent en cul-de-sac.


La piste plonge dans la vallée et vous passez de 400 mètres au débouché de la gorge, à 190 mètres  au fond de la vallée.

 


Pour suivre le E4 s’orientez Est/Nord-est dans la vallée, le village de Papaghiannadès où le E4 est censé passer n’est pas visible. Pour notre part nous prenons Sud-est à une fourche suivant le sens indiqué par une flèche bleue.

Après une remontée de 130 mètres environ, nous aboutissons ainsi à Lithinès sur la route de Sitia (altitude: 320 mètres) Possibilité de se rafraichir dans les tavernes du village notamment les deux qui se trouvent en bordure de route.

 


Plutôt que de remonter sur Papaghiannadès nous décidons de prendre sur la droite en direction d’Iérapétra afin de récupérer une piste allant au village « fantôme » d’Etia. Cette piste démarre à un bon kilomètre de Lithinès, sur la gauche de la route asphaltée. Le début est asphalté et une pancarte indique Périvolakia (gorges). Empruntez cette route. Un km après, part sur la gauche la piste qui rejoint Etia.

 

 Lithinès, vue de la piste qui va vers Etia.

  

Vous vous guidez sur les éoliennes qui dominent Etia et Chandras, prochaine étape.

  

 

Vous arrivez en vue d’Etia village vénitien abandonné mais où d’importants travaux de reconstruction d’une demeure seigneuriale sont en cours.

 

Si vous avez le temps jetez un coup d’œil au village. Poursuivez ensuite votre route vers l’Est en direction d’Arméni, Chandras et Ziros. Vous êtes à 575 mètres environ soit une nouvelle montée de 250 mètres depuis Lithinès.

 

A Chandras (à 3,5 km d'Etia) un couple d’Anglais originaux tient une taverne à l’enseigne « I Lemonia » (le citronnier), qui dispose de deux petites chambres, avec salle d’eau, au prix de 30 euros. On peut y diner et surtout prendre un copieux petit déjeuner. Dans le village un authentique kafénio sert aussi à manger pour des prix grecs, je vous conseille vivement d’y faire un tour et d’y boire au moins «  éna karafaki raki » si vous n’y dînez pas. Si vous êtes encore en forme, et si vous avez réservez une chambre, ne vous arrêtez pas à Chandras, mais poursuivez jusqu’à Ziros qui est un bourg plus important. Un petit hôtel-restaurant loue des chambres, sans salle d’eau individuelle, pour 20 euros. Il y plusieurs tavernes et des « super-market » pour le réapprovisionnement du lendemain. Les coordonnées de l’hôtel sont Ghiorghos rooms , M. Charkiolakis, Ziros : 28430 91266.

 

 

 

 

 

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